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| Posté le: Ven 21 Avr 2006, 10:58 pm |
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Retour sur le boom du logiciel libre avec le patron de MySQL, société qui compte Google, Yahoo, Alcatel ou encore la Nasa parmi ses clients.
«Une économie de marché idéale»
Google, Yahoo, Ebay mais aussi EADS, Lafarge, Alcatel ou encore la Nasa américaine. Toutes ont choisi MySQL pour gérer leurs bases de données développées en open source (code source ouvert à tous) par cette société suédo-américaine de 300 personnes. Bénéficiaire, convoitée par les leaders du secteur comme Oracle ou SAP, cette société, qui affiche 30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005 et vient de lever à nouveau 18,5 millions de dollars, compte des dizaines de millions d'utilisateurs sur la planète. Avec quelques autres, elle incarne l'essor du logiciel libre et de son écosystème prometteur. Entretien avec son PDG, le Finlandais Mårten Mickos.
Comment définiriez-vous le modèle de ces logiciels dits «open source» ?
Le logiciel open source est un modèle de production et de distribution des logiciels, pas un modèle économique en soi. Cette distinction est très importante. Cela signifie que tous ceux qui téléchargent gratuitement nos produits sur le Web ils sont 50 000 par jour , nous aident à les améliorer bien plus vite que les logiciels propriétaires de nos concurrents, en nous signalant les bugs. Non seulement ces contributions abaissent considérablement nos coûts de production, mais elles nous permettent de faire des mises à jour plus fréquentes. C'est un cercle vertueux, un système intrinsèquement supérieur au modèle propriétaire, plus efficace et moins cher.
En quoi ce modèle est-il si différent de celui de Microsoft ?
Si l'on veut faire une analogie, même si elle est un peu excessive, on pourrait dire que l'open source, c'est la démocratie libérale dans laquelle tout le monde peut voter et mettre son grain de sel tandis que le logiciel fermé, c'est la dictature : on ne peut pas le critiquer, ni le modifier, il faut juste croire la propagande du marketing quand elle affirme «notre produit est le meilleur». Or ce n'est pas le plus fort qui doit l'emporter mais le meilleur. L'open source est aussi plus proche de l'économie de marché idéale telle qu'imaginée par Adam Smith et les néoclassiques : dans ce système réellement concurrentiel, le produit médiocre ne peut exister, il est éliminé d'office. On ne peut en dire autant de certains logiciels propriétaires dont les parts de marché exorbitantes ont souvent bien peu à voir avec leurs qualités intrinsèques.
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